samedi 26 février 2011

Pourquoi tant de bruit et de fureur? Par Hédi Bensaid

Mon pays passé désormais dans l'opinion mondiale pour une icone et un symbole du peuple mur et mature qui se libère de sa propre intiative, et sans intervention ou manipulation étrangère. Peuple responsable et tolérant, qui ne lynche, ni ne pille. Peuple solidaire et fraternel. Son armée à son image, la meilleure du monde non pasen de puissance de feu, mais par la conduite noble et exemplaire de ses officiers et ses hommes. Un homme seul est sorti le 14 Janvier dans la rue crier sa joie et sa peine, il m'a fait pleurer, sesimages ont fait le tour du monde, et tel un prophète psalmodiant en plein un désert, il a refoulé et effacé tous les spectres de l'ogre despotique.     
Une révolution jeune, populaire et à tout point de vue exemplaire, jusqu'au 31 Janvier 2011. J'attendais le printemps du jasmin et les beaux jours, mais l'hiver persiste et joue lesprolongations. Les choses se compliquent et en lieu de place de la fête et la danse sous l'arbre de la Liberté ardemment acquise, je ne vois et entends que bruit et fureur.
Que se passe-til ? Et qui a intérêt à ce que dans ce petit pays meurtri, humilié, outragé mais enfin libéré, s'instaure la loi de de la jungle et du chaos permanent ?
Je vois apparaitre des évangélistes venus de je ne sais où, semer la grane dela haine et de la discorde. Je lis des textes évoquant des francs-maçons et des forces occultes. Des discours, des accusation de prise en main et de confiscation du pouvaoir et de la révolution par des agents économiques locaux ( Clan mabrouk !!! Je ne sais même pas qui c'est ?), des mafias qui se subtitueraient à d'autres en fuite. Un général intègre assigné à résidence. Des puissances étrangères qui agiraient en secret pour décider à la place du peuple tunisien du devnir et du destin du pays. Des ambassadeurs condescendants et pleins de morgue, qui se trompent de pays ou d'époques. Il ya ceux partisans de la réinstauration du Califat et qui poussent les gens à instaurer le chaos. Il ya le corpororatisme et les intérêts particuliers et opportunistes.
Un vrai panier de crabes, un marigot infecte et trouble grouillant de toutes sortes de crétaures oeuvrant, agissant à visage découvert ou en sous main.
Et pendant ce temps, quelles sont les avancés concrètes démocratiques, les garanties nouvelles et les acquis pour un lendemain meilleur, pour une Tunisie souveraine et gouvernée par son seul peuple. Une Tunisie réglaienne n'obéissant à aucun dieu ni à aucun maître qui lui dicterait ses choix, son logiciel social, politique ou économique.
Je nous vois tourner en rond, comme le serpen qui se mord la queue dans une noria infernale, un cercle vicieux de demandes sans fin et des slogans divers et variés, et qui ne tendent en rien vers l'essentiel c'est à dire la démocratisation. Je ne vois ni partis politiques, ni programmes électoraux, ni manifestes sociaux et encore moins des plateformes politiques portant des horizons sur le court et lelong terme. Rien que des débâts stériles e de laparlote sur des plateaux télé avec aucun suivi, ni aucun effet ni dans la classe politique, intellectuelle, ou artistique. On gaspille de la salive et du temps dantenne. Et le gouvenement transitoire? La belle affaire ...
Catherine Ashton et la diplomatie des 27 est en égypte, viendra -t-elle en Tunisie aussi? Hilary Clinton, russes et chinois s'activeront aussi. L'ambassadeur de Libye en Inde ( pourquoi celui de l'Inde? tiens ) est au devants de la scène. Tout ce beau monde s'échine à nous envoyer des signaux directs et sublimunaux pour nous signifier qu'ils n'ont qu'un souhait, nous aider dans la voie de la démocratie pacifique. No Thank you, nous avons vu les excellents résultats et l'éfficacité de la méthode yankee de démocratisation en Somalie, les Balkans, l'Irak et l'Afghanistan.  
Il nous faut maintenant tous se mettre d'accord: Partis politiques existants et emryonnaires, forces vives de la nation, nous réunir dans un élan patriotique faire leve un gouvernement de salut public sans bousculade ni tirage de couverture ni fauchage de gazon sous les pieds. IL FAUT SAUVER LE SOLDAT TUNISIE IL FAUT SAUVER NOTRE PATRIE. ET QUE VIVE LA TUNISIE ETERNELLE malgré ses ennemis et ils sont nombreux et dangereux.

samedi 5 février 2011

Depuis la fin de la grande guerre et durant les années cinquante du siècle passé, et les luttes partout sur cette planète pour l’émancipation des peuples et le droit à l’autodétermination. Le monde a connu des soubresauts, d’autres petites guerres et les pays de ce que l’on appelait pudiquement et avec un euphémisme cynique le tiers monde ont rencontré des fortunes diverses et variées. L’Inde, la Chine l’Amérique Latine, l’Afrique et l’Afrique du Sud, l’Indochine, les deux Corées, l’Europe de l’Est. Diverses parties du monde, avec des cheminements séparés. Il y eut également l’histoire du monde arabe.  La poursuite du rêve nationaliste de réunification, aussi dangereuse et éphémère que celle du célèbre Diamant Vert. La création de l’entité sioniste, véritable poignard empoisonné, planté dans les côtes d’un corps devenu malade et cancéreux. Que de péripéties, guerres, lutte acharnée, défaites et humiliations. Il y eu 1956, la guerre d’Algérie, la guerre des six jours, la guerre d’Octobre 1973, Liban 1982, première et deuxième et troisième guerre du Golfe, Intifadha 2000, Liban 2006 et Gaza 2008. Une longue litanie d’injustices et de sang répandu en pure perte.
Puis les blocs sont tombés et nous nous sommes tous trouvés dans un monde globalisé, unipolaire. Les portes du monde entier se sont ouvertes toutes grandes au commerce et aux échanges des biens et des hommes. Le monde entier, le continent noir et le monde arabe, exceptés, mis à part. L’Arabe peut tout échanger avec le reste du monde sauf lui-même. Il ne peut circuler librement. Il nait condamné à la prison perpétuelle à l’intérieur des frontières de son pays. Une immense prison à ciel ouvert. On a même ouvert une petite prison annexe au sein et au beau milieu de la grande; sorte de quartier de haute sécurité, celle-ci s’appelle Gaza. Aucun droit à l’auto gouvernance. Les  algériens s’y sont essayés en 1991, et s'en sont mordus les doigts. Ils se sont retrouvés avec une guerre civile ensanglantée sur les bras et des centaines de milliers de morts, d'éclopés et de femmes violées. Leur choix ne correspondait pas tout à fait à la ligne tracée par Washington, Londres et Paris. Nous avons des gardes chiourme, des Kapos, des gardiens de prison hautement qualifiés et bien entraînés. Bien nourris, et grassement dotés. Leur basse tâche consiste à veiller au grain et que le troupeau broute constamment et en silence. Il faut maintenir le calme absolu. Ces maîtres serviles et protégés en haut lieu, ont le bras long et toute latitude à agir, réprimer, mettre au cachot, torturer en toute impunité. La Haye et sa cour, Strasbourg et son parlement, les nations-unies, l’Unesco, l’Unicef, le G 8, 20 et toute la communauté internationale détournent pudiquement la tête et font semblant de ne rien voir, rien entendre. Tous atteints de surdité, commode et confortable. Ces gardes zélés ont pour tâche d’empêcher leur troupeau de faire l’école buissonnière vers la forteresse Europe, mais pas seulement, leur rétribution comporte également d’empêcher ceux venus d’Afrique d’y aller. Tous les pauvres affamés, tous damnés de la terre. Il y a une Europe grasse et malade d’indigestion, d’un côté et d’autre des royaumes des sables gavés de pétrole et de billets verts. Des hommes enrobés et sans soucis de fins de mois. Tous ont le droit absolu de patauger sans restriction ni modération dans un monde lisse d’Alice aux pays des merveilles. Pas pour nous. Accéder à une page web, voir un film ou aller à un concert de musique, lire un livre ou un article de presse, relève du tabou  et du crime de lèse majesté. Oser ne serait ce que rêver  une idée ou une opinion qui sort de l'ordinaire journal du 20h, prononcer en chuchotant  le mot liberté est considéré subversif et dangereux. La seule perspective possible est consommer et engraisser tels des veaux, lorsqu’on a la chance d’avoir un emploi digne, copuler et enfanter et surtout s’enfermer chez soi le soir venu et la boucler. Toute autre alternative conduit au Goulag ou la traversée périlleuse vers des cieux sans lendemain. Le poisson en Méditerranée et dans la Mer Rouge se nourrit bien. Parfois , Il faut même creuser des tunnels sous des frontières pour aller acheter du pain ou un paquet de cigarettes et courir le risque de crever gazé. Les Ben Ali, Moubarak ne sont pas chichement rémunérés et leur zèle au travail est sans commune mesure.
Et puis un beau matin, un gamin des quartiers de déshérence se décida à faire écrouler tout ce beau système carcéral et toute cette bonne ordonnance réglée comme une montre suisse. Il mit le feu à sa cellule, et l’incendie se répandit comme une traînée de poudre, un véritable feu de Bengale. Les Kapos, et leurs séides pris de panique et de folie meurtrière ont eu juste le temps d'entonner leur dernier chant du cygne et puis ce fut la débandade générale, le sauve qui peut de tous les épouvantails, les zombies et autres Dracula. Le signal est donné, à nous la belle, la cavale, la liberté tant attendue espérée rêvée.
Et des histoires de faits historiques, de faits d’armes. Le plus beau conte que j’ai eu le bonheur d’écouter est celui du prisonnier qui nourrit son garde chiourme: Les soldats égyptiens du Sinaï , oubliés par leur hiérarchie dans la pagaille qui règne depuis dix jours, furent ravitaillés en pain et en conserves par des gens de Gaza à travers les tunnels de contre bande.  Juste retournement des choses.  
Hédi BENSAID